Dominique Bertram - Château Noguès
Dominique Bertram, originaire du Nord, est arrivé dans la région il y a environ 20 ans. Il a joué dans l'équipe locale de rugby, puis s'est mis au golf ; avec le travail de la vigne ses épaules s'en ressentent... Il reçoit dans sa cuisine, sur une grande table de campagne ; il laisse toujours au dégustateur le soin d'apprécier ses vins sans commentaires inutiles et les bouteilles sont souvent présentées sans étiquettes.
Les vignes sont situées à la limite Est de l'appellation Bordeaux Supérieur (en Sud-Gironde), sur des terres d’argile et de graves sablo-limoneuses sur alios (composé très dur d’argile ferrique compacté avec de petits graviers) avec une exposition en coteaux Sud et Ouest. Ces coteaux étaient déjà plantés de vignes au 12ème siècle ! L'encépagement actuel est réparti sur 10,20 ha en rouge (40% Merlot noir, 40% Cabernet Sauvignon et 20% Cabernet Franc) et 0,40 ha en blanc (90% Sauvignon et 10% Sémillon). Les vignes sont vendangées manuellement avec tri sélectif et égrappage total.
Ni le vigneron, ni les lieux n'évoquent le bordelais. Ici pas de négoce, pas de cravate, pas de fastes ; un agriculteur, des vignes, un terroir, de gros chiens... une véritable authenticité. Elian Da Ros (Côtes du Marmandais) est à moins de 10 kilomètres, Bordeaux à 80 !
Les vins sont collés dans la tradition, à l'albumine d'oeuf. La filtration (quand nécessaire) est la plus douce possible afin de ne pas trop enlever de matières ni de caractère. Les vins ne subissent pas de traitement chimique contre les précipitations tartriques naturelles susceptibles d'apparaître lors du vieillissement en bouteilles (dépôt de cristaux). Dominique Bertram s'efforce chaque année de produire le meilleur millésime possible en faisant ressortir le potentiel maximum de l'excellent terroir qu'il exploite pour le plaisir des consommateurs souvent surpris par le niveau qualitatif de ses vins.
Ce vigneron dont je respecte et encourage le travail, exploite 3 cuvées (Vendanges d'Auzac en bib pour le quotidien, tout sauf banal - Château Flaujac en bouteille, pour l'entrée de gamme, et un plaisir pas cher - Château Noguès pour son meilleur travail) dans les 3 couleurs. Il sort la Cuvée Or (rouge) sur les millésimes exceptionnels, sur 2003 pour la première fois. J'ai présenté cette cuvée ces derniers temps et les dégustateurs (dont Éric) ont confirmé mon jugement (voir commentaires ci-après).
Château Noguès 2004 Bordeaux Rosé
Couleur rose groseille, nez de fraise et de cassis. Bouche souple et grasse aux saveurs de fraise et de groseille. Finale longue. A servir dans les 2 ans, sur des entrées estivales et sur des grillades.
Château Noguès 2005 Bordeaux Clairet
Couleur rouge brillant, nez aux arômes de baies rouges écrasées, bouche souple, vive, très gourmande. Un vin de grand plaisir pour l'été à table plus qu'à l'apéritif. Servir à 12/13° pour accompagner un carpaccio de boeuf, des fromages crémeux et une salade de fruits rouges peu sucrée.
Château Noguès 2004 Bordeaux Blanc Sec
Couleur jaune pâle, nez expressif d'agrumes et de fleurs blanches. Bouche fraîche et citronnée, évoluant sur des saveurs florales et minérales. A boire jusqu'en 2008, pour accompagner un gaspacho (en réponse à Olif). Servir à 11° en bouteille.
Château Noguès 2005 Bordeaux Blanc Sec
Couleur paille, nez d'ananas et de fruits blancs, bouche vive et franche avec une touche végétale. A boire à 12° pour accompagner des salades estivales, jusqu'en 2008.
Château Noguès 2000 Bordeaux Supérieur Rouge
Couleur rouge foncé, nez toasté de chocolat torréfié et de fruits confits. Bouche ample et souple sur des tanins ronds soutenus par une belle acidité, longue persistance. Appréciable dès aujourd'hui en le décantant 2 heures, il gagnera en complexité jusqu'en 2008 et sera au meilleur jusqu'en 2020. Excellent à 18° sur une côte de boeuf grillée.
Château Noguès 2002 Bordeaux Supérieur Rouge
Couleur rouge profond avec des reflets grenats, nez épicé et boisé avec des arômes de fruits cuits. Bouche généreuse et équilibrée sur des tanins soyeux, saveurs de pruneaux cuits et de cerises à l'eau de vie, retour torréfié en finale. S'arrondira dans les 2 ans pour évoluer sur des notes d'épices et de poivron, puis sera au meilleur jusqu'en 2018. A servir en carafe à 18° sur des plats légèrement épicés.
Château Noguès Cuvée Or 2003 Bordeaux Supérieur Rouge
Le Château Noguès Cuvée Or 2003 est le résultat de l’assemblage total de la récolte des différents cépages, en termes de volume : 40% de Merlot 30% de Cabernet Sauvignon et 30% de Cabernet Franc. Il est resté en cuve durant 13 mois avec soutirages naturels de clarification puis élevé en barrique durant 15 mois, avec un parc de 20% de bois neuf. Le vin n’a pas été filtré, il a juste été collé au blanc d’œuf, 1 mois avant la mise en bouteilles.
Nez puissant épicé (élevage encore présent) aux arômes de fruits mûrs avec une touche languedocienne (garrigue, violette). Belle continuité des arômes du nez vers les saveurs en bouche. Forte sensation de minéralité, finale très persistante et saline. ÉNORME ! Equilibré, digeste, puissant, complexe, ce vin est doté d'un grand potentiel de garde. Il pourra être servi dès aujourd'hui en l'aérant 2 heures, à 18° sur une belle entrecôte grillée (voir photo).
C'est pas du vin mais ça contient du raisin !
Non je ne bois pas tous les jours, non non. Hier c'était jour de pause, alors j'ai (re)testé l'huile du Mas Daumas Gassac. Dans la gamme Moulin de Gassac, ce grand domaine viticole de l'Hérault propose une l'Huile Paradoxe : 55% d'huile d'olives (verdales) vierge extra et 45% d'huile de pépins de raisins languedociens. Pour l'assaisonnement des légumes et la friture des poissons c'est un beau produit qui change un peu. Moi je l'aime bien avec mon gaspacho. Et puis c'est bon pour la santé, et cela sans modération !
Petit repas entre amis
Ce dimanche midi nous avons déjeuné chez des amis qui ont eu le bon goût de servir un Château Guiraud 1990 pour ouvrir l'appétit sur un foie gras mi-cuit au micro-ondes, puis un Beaucastel rouge 1996 pour accompagner une lotte brillamment cuisinée, et enfin un Gruaud Larose 1983 pour le plateau de fromages secs.
Voici mes notes de dégustation, influencées par les autres convives.
Château Guiraud 1990 Premier Cru Classé de Sauternes
Bouquet d'écorces d'oranges confites. Bouche suave (abricot, ananas), glycérinée, bien équilibrée par l'acidité. Finale épicée et fraîche. Servi en bouteille à 10°.
Château de Beaucastel 1996 Châteauneuf-du-Pape Rouge
Nez intense, minéral (graphite) avec des arômes de baies sauvages. Bouche souple, fraîche, aux tanins discrets. Finale légèrement épicée. Servi à 17° en carafe, il a évolué après plus de 30 minutes vers des notes tertiaires.
Château Gruaud Larose 1983 Second Cru Classé de Saint Julien
Nez de fruits confiturés (cassis) et de réglisse, balsamique. Bouche ronde, charnue et minérale. Finale un peu acide, annonçant un déclin proche. Servi en bouteille, s'est révélé dans le verre après 10 minutes d'aération.
Bon c'est pas tout ça mais ce lundi sera consacré à Vouvray alors faut y aller.
Un p'tit tour dans les bois
Un client à livrer à quelques kilomètres de la Forêt de Senonches (Eure et Loir) et nous voilà partis en
famille à la recherche de champignons. La cueillette est suffisante pour le repas du soir. Il me reste donc à choisir la bouteille pour accompagner quelques cèpes cuits au four. Mais avant cela j'ai des livraisons sur Paris et sa banlieue. Il pleut et ça sent l'automne. Alors il faut trouver un vin d'automne. En rentrant, j'ai choisi : un Châteauneuf du Pape.
Perrin et Fils - Les Sinards 2003 - Châteauneuf du Pape Rouge
Les Sinards 2003 sont issus de jeunes vignes de Beaucastel ainsi que d'une vigne en fermage située à proximité.
La robe est de couleur grenat profond. Le nez est dominé par des arômes de fruits très mûrs avec des notes épicées. La bouche est volumineuse, riche, avec des tanins serrés. Servi à 17° après 20 minutes de carafe, il est parfait avec quelques cèpes.
Un plateau et du rosé !
Soirée tranquille, pas de cuisine. Du pain, du beurre, un petit plateau, chacun son couteau, nous voilà prêts. Que boire ? Du rosé !
Château Noguès 2004 Bordeaux Rosé
Couleur rose groseille, nez de fraise et de cassis. Bouche souple et grasse aux saveurs de fraise et de groseille. Finale longue. A boire dans les 2 ans, en bouteille à 10°.
Une cave sous la pluie
Les fortes chaleurs passées ont inquiété bien des amateurs de vins. Les caves ne sont pas toutes climatisées ni enterrées profondément. Il ne faut par pour autant négliger la période de pluies que certaines régions connaissent. En effet, surtout après une forte sécheresse, l'eau ruissèle risquant de mouiller les bouteilles proches des murs et faisant monter le taux d'humidité de la cave. Évidemment cela n'est pas préjudiciable à la conservation des bouteilles, sauf inondation. Il faut donc être particulièrement vigilant lors des orages (ô désespoir). Pour l'augmentation de l'humidité comme pour de nombreux soucis de conservation, la solution est de ventiler. L'air extérieur n'est pas trop chaud, n'hésitez pas à ouvrir des issues fermées en temps normal. Attention néanmoins à ne pas compromettre la sécurité de vos bouteilles en laissant une issue ouverte toute la nuit.
Rare : un grand Saint-Emilion très discret
Le Château Guillemin La Gaffelière (Saint-Emilion Grand Cru) est une propriété familiale discrète qui réalise un grand Saint-Emilion digne de figurer sur les plus belles tables. Pas de désherbage, vendanges manuelles, élevage en fûts de chêne et toute l'âme du quartier "La Gaffelière". Personnellement c'est le vin des repas de famille depuis une quinzaine d'années. Le vin que l'on sort pour satisfaire l'oncle, la tante, les vieux, les jeunes. Sa présentation classique (vieillotte) ajoute à l'ambiance d'un repas traditionnel (un peu coincé). Mais il ne faut pas s'y tromper, c'est un vin moderne de haut niveau. Hier j'ai fait déguster un 1998 à trois clients venus retirer une commande, pour accompagner la discussion et faire le tour de mes sélections.
Château Guillemin La Gaffelière 1998 Saint Emilion Grand Cru
Belle robe sombre aux reflets vifs pleins de jeunesse. Nez profond, concentré, aux arômes de fruits rouges confiturés et au boisé fondu. Bouche pleine, ronde, sensuelle, aux saveurs fruitées et aux tanins soyeux. Vin onctueux, archétype de la rive droite dans un grand millésime, parfait à 18° sur une côte de boeuf grillée, à son apogée jusqu'en et 2018.
Dégustation d'un soir
J'ai découvert ce vin chez Gérard Gauby, depuis j'en bois régulièrement, mes parents et ma soeur aussi, ainsi que quelques clients bien sûr. Alors voilà le commentaire inspiré par la bouteille bue hier soir en tête-à-tête avec ma compagne.
Domaine du Cros Cuvée Vieilles Vignes 2002 Marcillac AOC
Ouverte une heure avant, la bouteille fut servie à 16° pour accompagner un petit salé aux lentilles : un plat d'hiver choisi pour les conditions climatiques de ce 21 août au nord de l'Eure et Loir.
Robe noire sans épaisseur. Nez franc aux arômes de petits fruits noirs, d'épices et de réglisse. Bouche charpentée aux notes de cassis et de cuir. Fraîcheur minérale très digeste et désaltérante. Finale aux nuances animales. Riche et bien équilibré, il peut accompagner une queue de boeuf aux carottes ou un canard aux airelles. Sera parfait jusqu'en 2011, voire plus.
Sur le terroir du "rougier permien" et sous l'influence particulière du microclimat des vallées encaissées au milieu des causses, Philippe Teulier réalise des vins que l'on retrouve sur de grandes tables françaises.
La cuvée "vieilles vignes" est issue de l'unique cépage fer servadou sur 3,5 hectares de vignes âgées de plus de 50 ans en moyenne (plus de 90 pour les plus vieilles). C'est après un élevage de 18 mois en foudre de 25 hl que le vin est mis en bouteille. D'une bonne aptitude au vieillissement, ce n'est que 3 à 4 ans après la mise qu'il commence à atteindre sa plénitude.
Alphonse Mellot - La Moussière
Je me rends régulièrement à Sancerre depuis de nombreuses années, mais depuis que j'ai orienté mon activité vers la vente de vins et plus seulement le conseil de gestion de cave, j'ai développé des liens avec la famille Mellot (celle des Alphonse !). Le domaine familial est internationalement reconnu, et c'est un véritable modèle de viticulture qualitative. Il appartient à la famille depuis le XVIème siècle et s'étend sur 45 ha. On y compte 40 employés (pas loin du seuil d'1 homme/ha). En culture bio depuis dix ans il est exploité avec des rendements entre 20 et 35 hl/ha pour une densité de pieds à l'hectare comprise entre 8000 et 12000, et quelques essais encore plus denses!
Alphonse Mellot et son épouse sont des personnes adorables, ils forment un couple agréable à rencontrer. Si la
notoriété du domaine doit beaucoup à leur sens des relations, le travail d'Alphonse junior apporte depuis quelques années la reconnaissance des dégustateurs, des amateurs et des critiques du monde entier. La lignée des Alphonse Mellot semble avoir abouti, après 19 générations d'artisans vignerons, à la naissance d'un génie du vin moderne ! Amateur (et joueur) de rugby Alphonse junior est un (jeune) homme pressé. Quand il se pose, c'est le copain de tout bon vivant, un vrai gars du sud-ouest (ce qu'il n'est pas !) comme les copains de mon village d'enfance. Par son travail acharné et ses vinifications intelligentes, sous la
houlette de son père, il nous offre des vins blancs profonds et riches, et des vins rouges de pinot noir parmi les plus somptueux du monde. Aujourd'hui il s'est lancé dans un nouveau challenge : il a repris un vignoble en coteaux du charitois, les Pénitents, et déjà il y affiche ses prétentions et son goût pour la qualité et le plaisir du consommateur.
Pour n'oublier aucun des atouts de ce domaine, dont le personnel est tout aussi agréable que la famille, il faut citer Emmanuelle, la soeur du dernier, qui est la digne héritière du charme de sa maman...
La Moussière 2004 - Sancerre Blanc
Robe or pâle pour ce sauvignon au nez frais, net, floral et fruité (pamplemousse rose). Attaque franche et vive avec une touche d'amertume. Bouche minérale avec des notes de fleurs blanches et de poivre gris. Finale légèrement iodée. A boire jusqu'en 2012 sur saumon fumé ou carpaccio de poisson, servi à 11°.
La Moussière 2005 - Sancerre Blanc
Robe jaune pâle, nez de fleurs blanches et de pamplemousse. Attaque tonique, très minérale. Bouche gourmande, désaltérante, dense. Finale légèrement saline. A boire jusqu'en 2015, à 12° sur des toasts d'oeufs de poissons en début de repas.
Génération XIX 1999 - Sancerre Blanc
Robe jaune doré. Nez d'agrumes avec des nuances de fruits secs. Bouche ample et ronde, élégante et riche. Vin profond à la finale persistante, à servir jusqu'en 2010 à 12° et légèrement décanté, sur un filet de sandre.
Génération XIX 2003 - Sancerre Blanc
Belle robe jaune clair, nez de beurre noisetté. Bouche fraîche d'une grande finesse avec une finale mentholée. Vin subtil, concentré et désaltérant. Profitez de sa fraîcheur aromatique sur des salades de chairs de crustacés et d'agrumes. A apprécier dès aujourd'hui et jusqu'en 2015, servi à 14° après 30 minutes de carafe.
Génération XIX 2004 - Sancerre Blanc
Robe claire et nette. Nez vif aux nuances de fruits secs. Bouche cristalline, profonde et riche. Finale minérale (calcaire) très persistante. Issu de très vieilles vignes ce vin concentré est à servir en carafe jusqu'en 2018 à 12° sur un filet de saint-pierre au beurre d'orange.
Edmond 1996 - Sancerre Blanc
Nez évolué d'agrumes confits, avec des notes d'hydrocarbures. Bouche riche, dense, complexe, avec des notes d'écorces d'oranges confites et de truffes blanches. Grande intensité et persistance rare. A servir à 14° pour l'apéritif, sans rien manger !
Edmond 1997 - Sancerre Blanc
Belle robe dorée aux reflets verts. Nez explosif marqué par la surmaturité. Bouche riche, ronde et généreuse qui dégage des saveurs de crème à la vanille, de fleur d'oranger et de figues blanches. Ce vin opulent accompagne parfaitement les poissons exotiques cuisinés avec des fruits. Servir à 13° après légère aération, jusqu'en 2012.
Ce millésime a donné un caractère très affirmé, riche, ample, frais et sec. Nez de mousse séchée, nuancé d'une touche d'amande grillée. Bouche briochée au toucher satiné. Gras et moelleux, équilibré par une acidité fruitée (agrumes), ce vin jouissif colle à la bouche. Vin de gastronomie et de plaisir, pour accompagner un repas de l'apéritif au fromage. Un véritable régal dès maintenant et jusqu'en 2018, servi à 13° en carafe.
Edmond 2001 - Sancerre Blanc
Nez de noisettes grillées laissant filtrer des effluves d'agrumes, de menthe fraîche et de citron vert. La bouche harmonieuse offre du volume et de la vivacité. Un vin minéral d'une grande précision, à la finale intense et saline. Le caractère incisif mettra en valeur un poisson gras. Servir jusqu'en 2018 à 13° après 1 heure de carafe.
Edmond 2002 - Sancerre Blanc
L'intensité minérale marquée par le terroir fait venir l'eau à la bouche. Dès les premières dégustations en cuves ce vin était remarquable et j'avais hâte qu'il soit en bouteille. La structure est ample et équilibrée, la bouche reste fraîche, ce vin sera parfait jusqu'en 2020 servi à 12° sur des sardines grillées après 1 heure de carafe.
Variation - Sélection de Grains Nobles Sancerre Blanc
Certains raisins offraient en 1997 un tel degré potentiel par leur extraordinaire maturité qu'ils furent vinifiés à part en Sélection de Grains Nobles ! Partiellement oxydé ce vin élevé un peu à la manière des vins jaunes du Jura est uniquement présenté en demi-bouteille. De type oxydatif, avec des notes d'agrumes, de fruits secs et de figues, il peut se servir à 10/12° après une légère aération pour accompagner un foie gras. Deux autres millésimes ont connu ce type de sélection mais ils ne sont pas en bouteilles, un jour peut-être...
Les Pénitents - Chardonnay 2005 - VdP des Coteaux Charitois (Bourgogne)
Vin blanc sec issu d'un sol argilo-calcaire un peu limoneux. Ce premier millésime se situe déjà à haut niveau et Alphonse
(Junior) démontre ainsi son talent et dévoile ses ambitions. La robe est de couleur paille claire. Le nez est floral, minéral (calcaire) et légèrement anisé. La bouche grasse et vive évoque la verveine, le sucre d'orge et le raisin blanc croquant. Servir dans les 5 ans, à 10°.
Les Pénitents - Pinot Noir 2005 - VdP des Coteaux Charitois (Bourgogne)
Alphonse Mellot junior nous offre un Pinot Noir bourguignon qu'il est déjà intéressant de comparer avec le rouge de La Moussière qu'il réalise sur le domaine paternel. Issu d'un terroir argileux et d'un rendement volontairement faible (27hl/ha), après un élevage à 50% en fûts neufs, ce vin propose un nez de fruits rouges kirschés et une bouche minérale très serrée. S'apprécie à 16° sur une viande en sauce, jusqu'en 2015.
La Moussière 2004 - Sancerre Rouge
Robe carmin d'une belle profondeur. Nez fruité de framboise, de groseille, de mûre et de griotte, avec des notes de poivre et de cannelle. Bouche ronde, structurée, aux arômes de fruits légèrement boisés. Ensemble tannique, riche et vigoureux ; une expression de fruit rouge à noyau que l'on croquera avec plaisir jusqu'en 2015. Servir en bouteille, à 16° sur un couscous peu épicé.
La Moussière 2005 - Sancerre Rouge
Nez de cerise noire et d'épices douces. Bouche minérale aux saveurs de fruits rouges et noirs avec de beaux tannins et une finale épicée. Equilibre, profondeur et grande richesse du fruit, à servir après 1 heure de carafe à 16° sur un rôti de boeuf, jusqu'en 2018.
La Demoiselle 2003 - Sancerre Rouge
Nez extraordinaire de cerise kirschée. Vin subtil et tendu qui suggère les meilleurs de la Côte de Beaune. Bouche suave et délicate, compotée, voluptueuse, avec des notes poivrées. Finale légèrement tannique. Ce pinot noir très mûr s'appréciera jusqu'en 2018. Servir à 15°, après 30 minutes de carafe, sur un poulet fermier.
La Demoiselle 2004 - Sancerre Rouge
Le nez est riche, sur le fruit mûr. La bouche est pleine, soyeuse et tannique. La finale est épicée et fraîche. Servir en carafe à 16°, pour accompagner un pigeon rôti, jusqu'en 2020.
En Grands Champs 2003 - Sancerre Rouge
Nez minéral (roche crayeuse) avec des notes de fumé, d'épices et de baies roses. C'est un bonheur fruité à dominante de griotte, dense et serré. Beaucoup de personnalité et de caractère sans que cela nuise a l'équilibre de ce vin puissant et harmonieux. Cette cuvée profite du profond enracinement des ceps. Servir à 16° après 2 heures de carafe, sur un gibier à plumes, jusqu'en 2025.
En Grands Champs 2004 - Sancerre Rouge
Cuvée élégante, d'une grande complexité aromatique. Nez épicé et minéral, bouche de fruits rouges, dense et savoureuse. Servi en carafe à 17° ce vin est parfait sur une belle pièce de boeuf, et cela pour de
nombreuses années.
Génération XIX 2004 - Sancerre Rouge
Grand pinot noir, structuré, très riche, tannique, encore marqué par le bois. Il est taillé pour la garde et ne se dévoile pas totalement. En l'aérant on devine néanmoins toute la richesse minérale et fruitée qu'il renferme. Mettre en carafe 4 heures à 16° avant de le savourer sur un boeuf bourguignon.
Voyage en Languedoc
Même en plein mois d'août il faut prendre la route pour des raisons professionnelles au milieu du flot des vacanciers. Heureuse compensation, j'ai pris avec moi ma collaboratrice et compagne avec notre jeune fils Gabriel.
En route vers le Languedoc, nous ne trouvons le soleil qu'en Auvergne où le vignoble vit une année de chaleurs et de pluies rafraîchissantes qui offrent aux vignerons des conditions idéales pour démontrer tous leurs talents. Nul doute que le domaine Sauvat nous offrira encore de jolis vins de Boudes.
L'arrivée sur les Terrasses du Larzac se fait par le Pas de l'Escalette après le superbe Viaduc de Millau. Le soleil et le vent sont au rendez-vous et nous posons nos valises dans une chambre d'hôtes à Canet. Nicole et Jérôme de Rouville (vigneron de coopérative) nous accueillent. Ils ont préparé une dégustation en soirée (avec des anglais) autour de vins élaborés par des amis vignerons des alentours.
Un vin retient mon attention : Les Chemins de Carabote, vin de Pays 2005 (Cuvée 100% Carignan). Une telle cuvée est courageuse pour le premier millésime d'un vigneron, mais c'est réussi ! Dès le lendemain, rendez-vous est pris avec le propriétaire : Jean-Yves Chaperon. Eh oui
, les amateurs de Jazz le savent : c'est un journaliste de RTL.
Jean-Yves Chaperon nous explique son approche. Il s'est lancé avec son épouse Nicole (pas la même) sans attendre l'installation des infrastructures, et depuis Paris ils pilotent leur domaine. 2005 est leur premier millésime. Les 6 hectares sont exploités mais c'est sur les 3 hectares les plus aptes que sont élaborées 3 cuvées. Un vin de Pays (le 100% carignan goûté la veille), un Coteaux du Languedoc (syrah, grenache, carignan) et un Terrasses du Languedoc (syrah, grenache, carignan) en cours d'élevage en barriques neuves.
Nous partons visiter les vignes : une belle parcelle de Grenache (environ 35 ans), une superbe de Carignan (environ 40-50 ans) et une jolie Syrah composent (en part à peu près égales) les 3 hectares qui produisent les vins du domaine. Le tout sur des galets roulés de la vallée de l'Hérault où se situait un moulin aujourd'hui disparu : Carabote. Le paysage est sublime avec derrière le clocher de Saint André, le Mont Baudile. Gabriel goûte les raisins des différents cépages.
Nous partons pour Sète et Montpellier, il ne faut pas faire attendre les clients ! Sète est une jolie ville qui fait oublier les bouchons (routiers).
Petite dégustation improvisée pour commenter au calme les vins retenus.
Les Chemins de Carabote - Vin de Pays du Mont Baudile 2005
Nez d'olive noire avec des arômes de garrigue en plein soleil d'été, d'où un côté grillé et épicé. Bouche intense à dominante de fruits rouges et noirs cuits, de résine (pas celle des cuves !) et une acidité correcte pour un caractère sudiste affirmé. Puissant mais frais, pas trop d'alcool (13% vol.), pas de bois, à servir à 15° à l'apéritif avec des olives et des mini-pizzas.
Les Chemins de Carabote - Coteaux du Languedoc 2005
Nez de violette, de cassis et d'épices. Une bonne acidité en bouche rafraîchit ce vin puissant, complexe, aux saveurs de moka, de bâton de réglisse, de myrtille. Seule la syrah est passée en barrique et il faut attendre un an ou deux pour apprécier au mieux cet assemblage ambitieux. Servir après deux heures de carafe, à 16° pour accompagner une viande grillée aux herbes de Provence.
Nuit courte... Le lendemain débute par des repérages pour un prochain voyage (les vignes et les villageois fournissent de bonnes indications).
Puis c'est l'oasis Peyre Rose, havre du caviste-voyageur. Marlène Soria est en plein jardinage et son mari s'affaire autour du tracteur, l'ânesse s'en fout (voir photo de mon précédent voyage), le chien surveille sereinement. Nous dégustons deux cuvées carafées environ 2 jours (carafes fermées).
Peyre Rose Clos Syrah Léone - Coteaux du Languedoc 1995
Nez d'olives noires, de cassis, d'épices, et légèrement balsamique. Bouche intense, minérale et fruitée (fruits noirs) avec de légères nuances de viande rouge juteuse.
Peyre Rose Clos des Cistes - Coteaux du Languedoc 1998
Nez floral (fleurs sauvages), végétal (herbes de garrigue froissées), avec des notes de goudron et de résine. Bouche souple, soyeuse, fraîche, très persistante.
Mais il faut partir... même Gabriel a du mal à quitter Madame Soria.
En retard, en retard, trop bavard ! Prochaine étape : Alain Chabanon. C'est Elian Da Ros qui m'a fait découvrir ce vigneron. Il est fatigué (crevaison du tracteur dans les vignes et divers contretemps depuis 4h du matin...) mais c'est un passionné, alors nous discutons... le temps passe et la dégustation se fera au bureau (à Bû) deux jours plus tard, mais les notes sont reproduites ci-après.
Alain Chabanon est oenologue, formé à Bordeaux et passé chez Alain Brumont avant de créer son domaine en 1992. Rapidement porté au sommet de l'appellation, il poursuit son travail qualitatif avec un choix d'élevage long et une mise sans collage ni filtration. Ses vins sont de plus en plus demandés à l'étranger.
Le domaine de 18 ha est cultivé en agriculture biologique (sous contrôle Ecocert) depuis 2002. Sur sols pauvres et caillouteux de type argilo-calcaire, avec labour intégral des sols et absence totale d'apports d'engrais.
Alain Chabanon Campredon - Coteaux du Languedoc Rouge 2005
Jeunes vignes (âge moyen de 15 ans) : Syrah 36 % Mourvèdre 28 % Grenache 26 % Carignan 10 %, rendement de 30 hl/ha, élevage de 5 mois en cuve inox. Gourmand et fruité, d'une fraîcheur minérale, à consommer entre 15 et 17° jusqu'en 2011.
Alain Chabanon Les Boissières - Coteaux du Languedoc Rouge 2002
Issu de vignes de 20 ans d'âge moyen, il est composé à 90 % de Grenache et 10 % de Syrah avec un rendement de 28 hl/ha. Elevage de 30 mois en cuve inox. Nez de baies sauvages et de garrigue, bouche soyeuse aux saveurs provençales, avec une finale fraîche. A carafer 2 heures avant de servir à 16° jusqu'en 2010 sur des grives rôties.
Alain Chabanon Le Merle aux Alouettes - Vin de Pays d'Oc Rouge 2002
Cuvée composée de Merlot (80 %), de Syrah (10 %) et de Carignan (10 %). Les vignes de 17 années d'âge moyen, sur un sol de gros graviers roulés, offrent un rendement de 27 hl/ha. Elevage de 30 mois, dont 24 en barriques de chêne français. Robe sombre, nez de fruits sauvages très mûrs, bouche aux tanins fins et denses, finale fruitée persistante. Verser en carafe 1 heure avant de servir à une température de 15/16° pour accompagner un rôti de porc jusqu'en 2012.
Alain Chabanon Esprit de Font Caude - Coteaux du Languedoc Rouge 2002
Assemblage de Syrah (50 %), de Mourvèdre (38 %), de Carignan (8 %) et de Grenache (4 %). Age moyen des vignes de 20 ans et rendement de 23 hl/ha. Elevage de 30 mois, dont 24 en barriques de chêne français. Robe grenat, nez boisé et épicé, bouche dense et équilibrée. Carafer 2 heures avant de servir entre 15 et 17° sur un gibier jusqu'en 2012.
Alain Chabanon Trélans - Vin de Pays d'Oc Blanc 2003
56 % Vermentino (vignes de 6 ans) et 44 % Chenin (vignes de 11 ans) pour un rendement de 25 hl/ha. Après un élevage de 30 mois, dont 14 en barriques de chêne français, ce blanc sec présente une robe dorée, des parfums de fruits blancs et d'agrumes, une bouche grasse, épicée et minérale. Servir après 30 minutes de carafe à 13/14°, à l'apéritif sur des petits poissons grillés jusqu'en 2010.
Les rouges 2003 (sauf Campredon) seront mis en bouteilles en septembre mais il n'y aura pas de Merle aux Alouettes car la qualité n'était pas au rendez-vous et au prix d'une sélection rigoureuse Alain Chabanon a réalisé une jolie cuvée à base de merlot qu'il a nommée Le Petit Merle.
Après un petit tour entre vigne et garrigue nous voilà au Mas Daumas Gassac où je rejoins un client pour une dégustation (les commentaires pour les millésimes récents sont ceux de cette dégustation, pour les autres c'est une reprise de mes notes non publiées du printemps dernier).
Le Mas Daumas Gassac est aujourd'hui presque un mythe. Le style de vinification, le terroir découvert dans les années 70, la personnalité d'Aimé Guibert de La Vaissière... et Mondovino ; voilà les ingrédients de la notoriété actuelle. Mais n'oublions pas que depuis 1978 ce domaine nous offre de grands vins rouges et depuis quelques années des blancs floraux et frais.
Mas Daumas Gassac - VDP de l'Hérault Blanc 2005
Issu à 90% de viognier, ce blanc n'est pas destiné à la garde. C'est un vin fruité, d'une belle expression florale. La bouche est pleine de saveurs de fruits jaunes et la finale est longue et précise. Servir à 11° jusqu'en 2010 sur une salade fraîche de homard et de mangues.
Mas Daumas Gassac - VDP de l'Hérault Rouge 1998
Robe pourpre très sombre, nez intense aux arômes de tabac, de fruits et de noix de muscade. Bouche profonde aux tannins fins et soyeux. Finale intense et légèrement poivrée. Servir à 18° après 30 minutes de carafe pour accompagner un filet de boeuf au vin rouge ; jusqu'en 2015.
Mas Daumas Gassac - VDP de l'Hérault Rouge 2000
Saveurs de fruits noirs et d'épices avec des notes mentholées. Race, grande finesse, corps et structure pour accompagner de l'agneau jusqu'en 2015, servi à 18° après 1 heure de carafe.
Mas Daumas Gassac - VDP de l'Hérault Rouge 2001
Vin pourpre au nez épicé. Beau volume, bel équilibre et grand caractère pour ce vin puissant. Carafer 2 heures avant de servir à 18° dans de grands verres pour accompagner un canard aux olives jusqu'en 2018.
Mas Daumas Gassac - VDP de l'Hérault Rouge 2003
Matière concentrée et belle fraîcheur pour ce vin très tannique aux notes de cassis et de myrtille, parfaite expression de son terroir, actuellement en phase de fermeture. A décanter 4 à 6 heures en carafe fermée avant de servir à 17° sur une viande de caractère. Apogée 2008-2020.
Mas Daumas Gassac - VDP de l'Hérault Rouge 2004
Belle acidité et grande finesse aromatique caractérisent ce millésime qui nous offre un vin riche, savoureux, presque exotique, sur des arômes de petits fruits frais (fraises sauvages, mûres, framboises). Carafer 1 heure pour servir à 18° sur une viande grasse jusqu'en 2020.
Mas Daumas Gassac - VDP de l'Hérault Rouge 2005 (soutirage d'une barrique)
Belle matière fruitée encore enfermée par le boisé. Ensemble tannique (moins que 2003) de bel avenir.
Par ses conseils, l'oenologue Emile Peynaud a contribué à faire de Daumas Gassac ce qu'il est. La cuvée d'excellence du Mas porte donc son nom. Issue de l'arpent le plus pauvre, le plus aride, le plus caillouteux où un cabernet sauvignon non cloné souffre et envoie ses racines en profondeur, elle a été récoltée et vinifiée à part.
Mas Daumas Gassac Cuvée Emile Peynaud - VDP de l'Hérault Rouge 2001
Sur la base d'un faiblerendement (à peine 25 hl/ha) seulement 2500 bouteilles ont été produites pour ce vin d'exception. La robe est presque noire. Le nez très profond présente des arômes intenses de cassis et d'épices. En bouche, ce vin se montre puissant, sapide, concentré et tonique. La finale est très tannique à ce stade de son évolution. Attendre quelques années avant de profiter de ce vin rare, très équilibré, mythique.
Au Mas Daumas Gassac, il y a aussi la gamme Moulin de Gassac, réalisée en étroite collaboration avec des vignerons de la région.
Moulin de Gassac Eraus - VDP de l'Hérault Blanc 2005
Belle cuvée de sauvignon blanc, issue de vieilles vignes enracinées profond en bordure de la vallée de l'Hérault. Frais et aromatique, ce vin ample se boit jeune à 12° sur des volailles ou des poissons grillés.
Moulin de Gassac Elise - VDP de l'Hérault Rouge 2004
En finesse, ces vieilles vignes de merlot et de syrah en pied de colline nous offrent un vin fruité, rond et velouté qui accompagne les repas d'amoureux. Servir à 17° sur de la cuisine fine.
Moulin de Gassac Albaran - VDP de l'Hérault Rouge 2005
Sur terroir calcaire, ce vin puissant est issu de cabernet sauvignon, syrah, mourvèdre et est élevé en barriques. Profond, savoureux et généreux, servi à 18° il accompagne idéalement les repas de gibier.
Moulin de Gassac Guilhem - VDP de l'Hérault Rouge 2005
A base des cépages traditionnels du Languedoc (grenache, cinsault, carignan, syrah, alicante), ce vin est fruité, gourmand et gai, pour accompagner les repas légers du quotidien. Servir en bouteille à 18°.
La visite d'usine se termine avec ses guides, ses touristes, ses produits locaux en vente dans la boutique ; il ne manque que les autocars dans la cour. Mais c'est clairement le but recherché et c'est assumé avec un bon esprit, alors ne cherchons pas ici un parallèle avec les visites bordelaises. En route pour plus d'authenticité : Le Pas de l'Escalette et Julien Zernott. Delphine Rousseau n'est pas présente (tant pis pour la photo) ni leurs deux fils (Jules et Gabriel). Les pieds de Jules (leur premier fils) sont sur l'étiquette de la cuvée Le Premier Pas, nous évoquons ce que (leur) Gabriel (les copieurs !) pourra offrir à une autre étiquette. Notre Gabriel s'amuse avec les outils de la cave.
Julien Zernott vient d'assembler Le Premier Pas 2005 (Grenache, Syrah, Carignan, Cinsault).
Le Pas de l'Escalette Le Premier Pas - Coteaux du Languedoc Rouge 2005
Belle acidité, fruit mûr et frais, des arômes de plantes provençales, un vin qui sera prêt pour l'automne (peut-être plus vite ouvert que le 2004 qu'il a fallu attendre quelques mois avant d'apprécier pleinement le fruité). Cette cuvée nous offre un vin séduisant à partager entre amis pour découvrir l'excellent travail du vigneron ainsi que le potentiel de ses vignes. Servi en bouteille à 15° il est parfait pour accompagner une pierrade. A boire jusqu'en 2009.
Nous testons deux essais d'assemblage des Clapas (rouge) 2005 : un très beau fruité, de la minéralité et un équilibre qui n'attend que sa version définitive pour s'exprimer. Puis nous ouvrons un Grand Pas 2004 en bouteille depuis peu.
Le Pas de l'Escalette Le Grand Pas - Coteaux du Languedoc Rouge 2004
Vin équilibré dont le bouquet évoque les senteurs sauvages sudistes. L'attaque en bouche est fruitée, d'une grande fraîcheur, et dominée à ce stade par le Grenache. Puis c'est la minéralité qui envahit et rafraîchit le palais. D'une belle persistance, il est déjà très agréable, servi à 17° en carafe pour accompagner des côtellettes grillées, jusqu'en 2015.
C'est l'heure du retour. Le lendemain nous goûtons à table un Clapas blanc 2005 fraîchement rapporté à Bû.
Le Pas de l'Escalette Les Clapas - Vin de Pays de l'Hérault Blanc 2005
Le 2005 (troisième millésime du domaine) est en bouteille depuis peu ; il offre déjà un nez minéral aux nuances de citron vert, d'anis et de menthe. En bouche, l'attaque vive fait place à des saveurs végétales et grasses tendues par l'acidité. Puis apparaissent des notes de fruits exotiques. La finale laisse des flaveurs d'herbes séchées et de poivre blanc. Aérer avant de servir à 12° sur de l'alose aux tomates, jusqu'en 2010.
A bientôt pour de nouvelles aventures !









